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Raid 2010

RAID 2010:


== Tour de la Province en 3 Actes! ==


Compte rendu du raid 2010 par Rudy M.










Acte I


“Grand raid 2010… Le tour de la province du Luxembourg”














Tel était le défi que nous lançait cette année le Vélo Sport Jamoigne. Certes, l’affiche n’était pas aussi romantique qu’un tour de la verte Irlande en audax et kway ni aussi exotique que la descente de l’Annapurna en tandem Peugeot…
Toutefois la proposition n’en demeurait pas moins séduisante. Et puis au fond, me rétorquerez-vous, pourquoi chercher bien loin ce que nous avons ici, sous la pédale ?!



Pour bien mesurer notre chance, jetons un bref coup d’œil sur le parcours que nous avaient savamment concocté nos deux cosmonautes du club alias Jean-Pierre Frimouth et Pascal Dewinne. 1er jour : 200km de rêve, routes sinueuses longeant les méandres de la Semois, de Jamoigne à Monthermé, croisière cycliste en bordure de Meuse jusqu’à Givet, promenade pédalo au fil de la Lesse jusqu’au point de ralliement des marcheurs et des cyclistes, soit Han/Lesse. Que de flotte pour des amoureux de la chopine !
2ième jour : 160km seulement, traversée pittoresque de la riante Famenne, bises aux Demoiselles de Rochefort, descente en roue libre sur Laroche l’ardennaise,
pique-nique près du tank américain sur la place ensoleillée de Bastogne, sieste entre deux biches dans la forêt d’Anlier et … bouquet final, retour triomphal en terre gaumaise.



Avouez que l’affiche avait de quoi faire pâmer de jalousie n’importe quel office de tourisme provincial. Quoi de plus bucolique ! Certains amoureux de radio Nostalgie qualifiait déjà cette saga de MYTHIQUE. La rando prenait des allures de cure thermale.
D’ailleurs, c’était écrit noir sur blanc…Agissant comme un antivirus, le mot d’ordre lancé dans les messages électroniques, ne laissait planer aucun doute: « On ne poussera pas comme des bœufs », s’exclamait-on alors.



Force était de constater après l’annonce, que sur beaucoup d’appelés, peu d’élus se pressèrent au portillon. Claquage inopiné, rhume de cerveau, raideurs, goûter chez la belle-mère, andropause, dépression nerveuse, hémorroïdes douloureuses, … que de motifs de défection, de prétextes d’abandon. Et pourquoi donc me demanderez-vous? Pourquoi? Réflexion faite, je ne vois aujourd’hui qu’une seule raison. Elle réside en un mot, un seul petit mot, un mot qui flanque les jetons… RAID, un terme de caïd, un mot à se raidir !
Pour mieux comprendre le vocable, il serait intéressant d’en connaître la signification précise. Voilà ce que nous en dit le Petit Robert. RAID: 1. Incursion ou reconnaissance en pays ennemi. 2. Expédition longue et difficile en pays inconnu et accidenté. 3. Traversée de longue durée en vue d’établir une performance ou un record.



Voilà des définitions qui en jettent!
A y regarder de près, ne sont-elles pas plus proches de la vérité? Ce mot à lui-seul est un condensé et un concentré d’effort, de courage et d’abnégation. Pire encore que prononcer ses vœux au petit séminaire !



Fini le cliché du joyeux cyclotouriste avec du pinard dans les gourdes.
Et voici qu’ap-paraît l’image sombre des «hommes du raid », cagoulés, type GIGN. Derrière l’affiche alléchante se cache la réalité du terrain, tout en bosses et en murs, en trous dans les routes et en chaussées humides, en descentes rapides et périlleuses. Ce tour du Luxembourg, c’est l’Afghanistan ! Pour ce voyage, il ne fallait ni appareil photo, ni frisco. Il fallait plutôt du mollet, du jarret. Il fallait de la cuisse et du sacrifice. C’était un parcours de baroudeur, pas de novice.



Bref, que du bonheur ! Résultat : nous n’étions que neuf mercenaires sur la ligne de départ devant le bunker de l’ancienne école de l’Etat…






Acte 2






Le départ était prévu à l’aube, devant ce superbe édifice style néo gothique rococo. Ce haut-lieu de la politique communale fut d’ailleurs symboliquement choisi pour y accueillir les électeurs qui allaient voter sur les gravats d’une Belgique ruinée. Étaient rassemblés sous un panneau placardé de politiciens bling bling, neuf citoyens du VS Jamoigne. Donatien, la mascotte, Etienne, le concepteur de la mascotte,
Jacques, pas l’éventreur mais le grimpeur, Michel, l’ ancien responsable de nos belles routes trouées, Eddy, le taureau du vélo et du resto, Jean-Pierre, jambes et le cerveau du raid, Pierrot, détenteur du record de la réparation de la roue crevée, Pascal, déjà élu homme de l’année 2010 par la revue « Femmes d’aujourd’hui » et Rudy, le frileux petit grimpeur colombien. Après les larmes de circonstance, nous laissions au bord de la route quelques épouses éplorées et nous filions au nez et à la perruque des politiciens travestis… vers de nouvelles aventures.









Les doigts pinçants et le coeur léger, nous nous élançions dans une certaine ivresse vers l’inconnu. Mais l’inconnu, c’est bien connu, fait peur. A la traîne sur le pont de Jamoigne,
Pascal signa le premier incident en faussant compagnie au groupe et en s’éclipsant vers Les Bulles. Sans doute, cherchait-il à gagner Rossignol et Marbehan pour prendre ensuite le train… destination Jemelle où le groupe devait passer le lendemain. Eddy qui veillait au bon grain, ramena le fuyard illico, en bordure de Semois. Le déserteur échappa de justesse au peloton… d’exécution !



La Semois… Ah, la Semois ! Douce Semois, chère Semois de notre enfance. Elle fut notre fil conducteur durant cette matinée ensoleillée et nous berça de tendre insouciance. Ce fut un défilé de localités pittoresques… Moyen, Florenville, Sainte-Cécile, Chassepierre, Martué et Laiche, toutes passées à la fraîche. Puis survint l’Ardenne fière et hautaine. Les paysages durcirent leurs traits. La Semois s’esquiva et devint plus vicieuse et atypique. En effet, la rivière, à l’inverse de la plupart des cours d’eau, progresse à contresens vers une contrée au relief plus élevé.
Les pentes s’accentuèrent à partir d’Herbeumont. Les premières gouttes de sueur perlèrent aux tempes des coureurs. Le souffle devint court, la pression artérielle, battante. Après Cugnon et Dohan, une pause était nécessaire ; le gorgeon et la banane s’imposèrent. Deuxième incident, Michel refusait de partager ses guimauves…








Avec la succession de descentes et de montées tout en lacets, les kilomètres défilèrent sous le couvert forestier. A l’approche de Bouillon, nous devions retenir Pierrot qui voulait absolument faire l’ascension de la côte du karting. Au Moulin hideux, nous retenions Eddy qui voulait absolument se faire un resto. Noirefontaine, Mogimont, Botassart, la Semois faisait un tabac !
Devant la beauté des villages, les coureurs s’exclamèrent à l’unisson : « Nous reviendrons » ! Mais là où ça devint littéralement géant, ce fut à Rochehaut, au tombeau. Selon le point de vue de Donatien, c’était un panorama à couper le souffle, expression éminemment cycliste. Mais sans plus attendre, il fallait poursuivre notre tâche.








Alle, Vresse, Bohan,… Au sommet franchi, Eddy se lança dans de l’arithmétique et hurla « 1500 ! » en levant les bras en signe de victoire. Nous pensions qu’il parlait du dénivelé déjà franchi. Que nenni ! L’unité de mesure que notre partenaire affectionne particulièrement, est la « calorie brûlée ».
La frontière était proche. 80 kilomètres étaient déjà avalés. L’appétit se creusait à l’image des écarts au-dessus des côtes. La faim commençait à tenailler les troupes. Certains se prenaient à rêver de frites. Aucune hésitation pour Jean-Pierre, ce serait avec béarnaise. Rudy la voulait avec andalouse, Etienne désirait un Orval frais…



Tout à coup, un vent subit et puissant nous poussa vers l’avant. Jean-Pol, le motard de service, nous saluait à la sauvette. Sa bécane, ce n’est pas un box mais bien un haras complet de chevaux. La moto, c’est son dada. Le vélo, c’est pour les fadas ! Et voici Membre, un des plus beaux villages de Wallonie. La frontière était à un jet de pierre. Allons enfants de la patrie, courage ! Haute-Rivière, le jour de gloire pointait… Une escarmouche éclata au devant du peloton. Pascal, l’artificier de service jouait au boulet de canon. Le groupe explosé entra dans Monthermé, ventre à terre pour se reformer au confluent de la Semois et de la Meuse. L’heure de la pause était plus que la bienvenue. Donatien et Etienne s’arrêtaient ici avec le sentiment du devoir accompli. Ils réclamaient la légion d’honneur.
Suivant les conseils des nutritionnistes du groupe, on décida de manger léger et turc… kébab frites pour tout le monde !








Nous avons quitté Monthermé dans le même état que notre chaîne de vélo… bien graissée. Les 50 kilomètres de pistes cyclables qui s’annonçaient en bordure de Meuse, devaient nous permettre à priori de faire la sieste, guidon en main. Imaginez une piste plane, roulante, à double voie délimitée par une ligne discontinue…que du 4 étoiles pour septuagénaires en revalidation… et cela, jusqu’à Givet. Mais les péniches lascives voguant au fil de l’eau, nous n’avons pas eu le temps de les observer ! Le groupe accéléra contre toute attente. Les roues se collèrent les unes aux autres pour ne rien perdre de l’aspiration.
A 32km/h de moyenne, on eut un peu de mal à digérer. Eddy était au bord de l’ulcère à l’estomac.




Toutefois, la distance fondit. Revin, Fumay, Vieux-Molhain furent franchis au pas de charge. Fidèle à son habitude, Michel faisait ses éternels va-et-vient entre queue et tête de peloton.
Au fond de la vallée taillée en V, personne ne mouftait, sauf pour roter le kébab.




Retirée dans sa botte, Givet nous apparut. Pour nous prouver qu’il ne s’agissait pas d’un mirage, nous décidâmes à l’unanimité de nous y arrêter pour boire un chti canon. Le carillon du beffroi, avec Dany Boon aux commandes, annonçait notre arrivée. Une foule en délire se pressait aux portes de la ville et scandait nos noms. Le maire commençait déjà son allocution. Le prêtre, à grands coups de goupillon, aspergeait d’eau bénite les cyclistes fatigués.
Je pense avec le recul que nous étions en proie aux hallucinations.








La rentrée en Belgique signifiait le retour de l’altitude et donc le retour de la théorie de la calorie brûlée. Il nous restait à engloutir les 40 derniers kilomètres. Le cheval commençait à sentir l’écurie. Certains se ruaient à l’avant de la meute. Jacques, en grimpeur talentueux, remettait du rythme et donc de la pression. Dion, Baronville, Focant,… autant de charmants hameaux du Namurois dépassés. Le château de Lavaux avec ses toits caractéristiques en chapeaux de brigand nous couvrit un instant de son ombrage. Puis le temps changea brusquement, faisant place à des bourrasques de vent qui freinaient notre ultime progression. Et c’est sous une pluie naissante que nous arrivâmes à Ave et Auffe, but et terminus de cette première étape. Nous déposions les vélos contre la façade de Mme et Mr Albert, les sympathiques parents de notre Jean-Pierre national, qui eurent l’excellente idée d’offrir le verre de l’amitié aux héros fatigués. Qu’ils en soient vivement remerciés ! Les bienheureux marcheurs nous rejoignaient alors sur le seuil de leur maison. Après l’effort, le réconfort… et la Rochefort.









Acte 3






La nuit succéda au premier jour. Puis vint le deuxième jour. Un jour comme il en arrive quelquefois dans la vie, qui surgit sans qu’on s’y attende vraiment. Un jour que la météo annonçait sous de moins bons auspices, gonflé de pluie, venteux, polaire. Bref, pas une journée de la femme,
plutôt une journée pour des mecs bien trempés… De plus, un jour où vous devez patienter une bonne heure avant que l’on vous serve votre petit déjeuner,
c’est forcément un jour qui commence mal, qui retarde et qui énerve. Déjà que la nuit avait été une vraie sinécure pour certains : manque d’air, fenêtres fermées, transpiration, cauchemars, jambes enflées au bord de la phlébite, ronflements intempestifs type tronçonneuse Mac culock. Et enfin, un jour avec au menu « régime sans sel » un parcours de paracommando, taillé à la serpe par l’adjudant chef Rambo Pascal. Les conditions étaient réunies ; les quadriceps allaient déguster ! Jacques qui avait senti l’oignon, ne figurait plus dans les tablettes. Pierre qui n’avait pas flairé le vent, retrouvait de l’élan et de l’allant en s’élançant dans cette seconde étape qui restera gravée dans les Annales du club. Frigorifiées sur le parvis de l’auberge de Han, les femmes agitaient les mouchoirs en s’exclamant : « Les pauvres chouchoux » !







Une chape grise plafonnait le ciel. Nous avons débuté par un bon échauffement de nos muscles raides jusqu’à Rochefort où nous avons traversé la Lomme et fait le tour du vélodrome. Après Jemelle, la Famenne inconnue pour la plupart, dévoilait ses charmes à travers des paysages moutonnés et des villages bien entretenus. Nous avancions en formation serrée dans ces collines exigeantes. Grune, Bande, Lignières, Hodister… Las, nous espérions toucher les nuages à Cielle, mais une descente plein tube nous ramena sur terre ; nous arrivions à Laroche. L’imposant château qui surplombait la falaise brumeuse, veillait sur la ville assoupie. Une première halte était nécessaire pour s’alimenter. Nous avons choisi le centre sportif qui manquait d’ailleurs de « cachet ». C’est ici que nous avons pu mesurer l’immense popularité dont jouissait
Michel même loin de ses terres gaumaises. Notre parcours était jalonné de multiples connaissances du baroudeur. Quel politicien il aurait fait !







Nous avons quitté Laroche en suivant la vallée de l’Ourthe. Ca moulinait facile. Toutefois, une certaine tension était palpable. La raison en était simple. Pascal voulait absolument nous faire vivre une expérience cycliste de premier ordre : l’ascension de la côte de Maboge. Selon ses dires, l’approche de la côte représentait le purgatoire ; la pente en elle-même,
c’était l’enfer et la damnation, mais finalement au-dessus, Saint-Pierre nous attendait avec la clef du paradis.








C’était donc avec des démangeaisons dans les jambes et les nerfs à fleur de peau que nous nous sommes présentés au lieu-dit Maboge. Au détour d’un virage, le raidillon patientait là, cynique, sournois. Imaginez un mur de Gramont peuplé de chalets touristiques. Nous n’avions pas le choix, il fallait y aller et expier nos péchés, nombreux, je vous l’accorde. La pluie fine et cinglante choisit ce moment pour nous gifler le visage. La pente était si abrupte que les pneus de poussette de Pierre aux couleurs de la NVA, dérapaient sur place. Tout se jouait en danseuse et au muscle. Le cœur battait la chamade. Le changement de vitesse de Pierrot refusait obstinément de descendre sur un plateau plus petit qui n’existait d’ailleurs pas. A côté de Maboge, Saint Walfroy, c’était du pipi de chat. Seul point commun, le calvaire, le chemin de croix.
C’était Apocalypse now revisité. Nous franchissions malgré tout l’obstacle en escaladeurs chevronnés, avec piolets et baudriers.








Sur le haut plateau ardennais de la région d’Houffalize, il nous fallait ensuite affronter, la bise. Les conditions se dégradèrent encore, jetant le trouble dans un peloton de plus en plus éclaté. Sur la route de Bastogne, la pluie redoubla et le froid nous glaça. Le relief s’accentua encore et toujours, figeant nos cuisses. On croyait l’hiver 44 revenu. Sus à l’ennemi ! Quelques hommes placèrent une offensive. Avec une ardeur d’avance, Pascal en général Pathon faisait son entrée triomphale dans la ville assiégée par la pluie et le froid. Les autres guerriers arrivaient au compte-goutte devant le tank américain délavé. Les femmes attablées devant les moules de Léo nous offraient une vision surréaliste de la vie, pendant que Jean-Pierre réparait son pneu miné. On se lança sur les boulettes frites du snack d’à côté. Les jambes mortes et les muscles tétanisés, Pierrot leva le drapeau blanc, en signe d’abandon. Il rentrerait avec l’ambulance de service. On lui grava sur sa médaille : « Mort en brave au Champ d’honneur ». Affalé sur la banquette arrière qui lui servait de brancard, Michel se laissa un répit de 30 kilomètres pour reprendre goût à la vie. Par la vitre embuée de la voiture du Samu, il fit un petit signe mélancolique aux cyclistes qui reprenaient leur chemin de croix.







Ce fut au courage que le groupe décimé quitta le cercle polaire de Bastogne en direction de Fauvillers. Villers-La-Bonne-Eau, Hollange, Strainchamp,… ces villages faisaient de nous des nouveaux martyrs. L’ itinéraire particulièrement difficile et houleux comme une mer démontée, donna le tournis à Eddy. Le froid, la fatigue et le vent donnèrent le vertige et la nausée au colosse. La fièvre jaune et la dysenterie guettaient. Il fallut une pause, un temps mort. Devait-on le lier à la moto de Jean-Pol ? Et puis la pluie cessa, le temps vira… Nous arrivions sains et saufs dans les faubourgs de Fauvillers. Le club ne pouvait fermer les yeux sur nos souffrances. Délégués sur place, deux membres dirigeants nous attendaient au chaud et au sec…au café du village. La présence de notre cher président Dany et de notre vice-président adoré Joël nous donna du baume au cœur.
Ils agirent comme une crème Nivéa sur notre peau meurtrie. Du coup, Michel décida de remonter sur sa bécane.








On rentra, la fleur au fusil. Plus la Gaume s’approchait, plus la température grimpait. Le groupe passa la forêt d’Anlier bien encadré, avec Dany devant et Joël derrière. Le moral gagnait à nouveau les troupes et la distance fondait comme neige au soleil. A Mellier, nous comptions les kilomètres restants pendant que Joël calculait les derniers jours de travail avant sa retraite. Résultat : 20 dans les deux cas. Jean-Pierre se laissait aller dans des accélérations aussi puissantes et belles qu’inutiles. Pour notre brave organisateur, si 69 fut une année érotique, 2010 est plutôt énergique. Marbehan, Orsinfaing, Breuvanne,… La réussite de ce raid était dorénavant à portée de roue. Fourbus mais heureux, nous entrions dans Jamoigne et Romponcelle comme des Jules César franchissant le Rubicon. Nous arrivions, alignés côte à côte pour les photos qui crépitaient. Le peuple acclamait ses héros. Il ne s’imaginait sans doute pas l’ampleur de l’exploit que nous venions de signer. Nous nous retrouvions devant un repas préparé si aimablement par Sandrine et offert par le club de notre cœur.



Vive le VS Jamoigne ! Vivement le prochain raid !




Rudy




















































































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